Toute honte bue

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il y a 4 ans

1 Initiation

Songeuse, Anne entend encore cette voix d'inconnu qui l'entraîne vers des régions que jusqu'alors elle s'était contentée d'imaginer.

Le coeur battant, elle avait ouvert son Minitel et appelé l'une de ces messageries qui s'affichent sur les murs de nos villes. Elle avait souvent hésité à le faire au souvenir d'images désespérément vulgaires qui lui paraissaient si éloignées de ses aspirations secrètes. Et puis sait-on jamais? Elle avait franchi le pas, réconfortée par ce masque d'anonymat qui lui était offert.

Dans son annonce, elle avait tenté en quelques mots de se présenter sans mentir : "JF 32 ans, blonde, élancée, non vénale." A vrai dire elle aurait pu sans exagération écrire : "superbe jeune femme au corps souple et désirable", mais elle répugnait à ces outrances. Se mettant à la place des hommes qui la liraient, elle trouvait peu crédible une telle surenchère.

Le plus difficile était d'exprimer clairement ce qu'elle souhaitait proposer et peut-être obtenir. Comment rendre avec des mots simples ce désir de se dévêtir sous un regard avide et de goûter profondément la honte de sa nudité offerte?

Elle s'était contentée d'indiquer qu'elle aimerait "se montrer devant homme imaginatif et délicat". Elle pensait que derrière cette formule les plus avisés percevraient ce puissant désir de s'humilier sous les yeux d'un inconnu qui prendrait plaisir à savourer sa honte. Elle avait bien entendu dissimulé son véritable nom sous le pseudonyme de Valeria, un nom dont la douce féminité lui plaisait.

Rapidement une rafale d'appels déferla sur son écran. Il fallait trier, écarter, reconnaître un ton différent. Sans hésiter, elle annula tous ces messages grossiers ou plats qui ne correspondaient pas à ses attentes.

Parmi toutes ces éructations déplaisantes, elle découvrit un message plus singulier: "assis et immobile, impeccablement habillé, j'aimerais vous voir vous dévêtir lentement". Au lieu de se précipiter sur elle, on se proposait de conserver une distance qui la traitait en image plutôt qu'en proie de chair. Elle répondit, le feu aux joues, qu'elle éprouverait une grande honte à le faire mais que cette honte la troublerait profondément. Elle fut satisfaite qu'il lui répondît que, lui même, éprouverait un réel plaisir en constatant son embarras. Aussi n'hésita-t-elle pas quand l'inconnu lui proposa de l'appeler au téléphone. Elle ne savait rien de lui, elle ne lui avait posé aucune question ni sur son âge, ni sur son aspect physique. Pour l'instant, il s'identifiait à ces quelques mots qui semblaient répondre à ses désirs enfouis.

Quand elle composa le numéro et qu'elle entendit la sonnerie, son coeur battait très fort. On décrocha et une voix grave dit simplement "allô". Quand elle eut dit qu'elle était Valeria, la voix changea un peu et parut plus animée. Le ton qui restait courtois mais un peu froid l'intimidait et en même temps lui convenait parfaitement. On lui fit dire qu'elle rêvait depuis longtemps de connaître devant un inconnu l'extrême plaisir de se sentir à la fois désirable et humiliée. L'homme lui demanda de l'appeler respectueusement Monsieur et dans ce jeu qui commençait, elle éprouvait déjà le trouble de s'abaisser avec délice.

Bientôt, l'inconnu lui proposa une rencontre. Elle accepta mais elle voulait donner à ce moment décisif un tour particulier. Le passage des rêves à la réalité méritait qu'on lui accordât tous ses soins. Pour ne pas connaître la prévisible désillusion, elle voulait que ce premier contact fût empreint d'une certaine solennité. Il devait ressembler à une cérémonie : une liturgie fixée avec précision en réglerait sans faille le déroulement. Il fallait que cela se passât dans un lieu public interdisant toute manifestation spectaculaire. Le rituel secret se déroulerait à l'insu de tous et pourtant, déjà, elle obéirait à des prescriptions rigoureuses dont l'accomplissement lui procurerait ce plaisir troublant qu'elle attendait.

Le lendemain, elle ne cessa, tout en se préparant, d'imaginer le moment affolant et délicieux où elle se présenterait devant l'inconnu, dans ce café qu'il avait choisi.

Après son bain, elle regarda son corps dans le miroir comme si elle était l'homme qui allait la découvrir. Elle éprouva un sentiment de vive pudeur en se voyant ainsi offerte dans sa vulnérable nudité.

Rien n'avait encore eu lieu. Pourtant, c'était pour exécuter bientôt avec la plus grande exactitude ce dont ils étaient convenus la nuit dernière qu'elle choisissait maintenant ses vêtements. Elle n'avait nulle envie de porter ces tenues affriolantes dont elle ne comprenait pas qu'elles puissent troubler certains hommes.. Non, elle se couvrit d'une simple petite culotte de coton blanc qu'elle n'accompagna pas d'un soutien-gorge. Elle préférait, pour cette occasion, sentir ses seins libres et nus sous le chemisier rose pâle qui lui parut convenir à son teint. Comme la saison était belle, elle prit une jupe noire serrée et assez courte qui laissait voir ses longues jambes hâlées. Afin de compenser cette petite audace, elle mit une veste grise, de coupe stricte, qui lui donnait un air distingué, parfaitement en accord avec l'effet qu'elle voulait produire.

Dans le métro qui la conduisait vers un quartier éloigné qu'elle ne connaissait guère, elle évita de s'asseoir. Elle ne voulait pas que sa jupe en remontant dénude un peu plus ses jambes et attire le regard des hommes. Elle souhaitait se garder de tout contact avilissant avant que ne commence le rituel convenu.

Elle trouva facilement le café qui lui avait été indiqué et chercha des yeux celui qui l'attendait. A l'intérieur, dans un angle plus isolé, un homme assis sur la banquette lisait un journal financier. C'était le signe de reconnaissance.

Encore hésitante elle s'avança, l'inconnu leva la tête et la regarda. C'était un homme d'une cinquantaine d'années, corpulent, avec une belle tête d'empereur romain vieillissant que couronnaient des cheveux blancs soigneusement coiffés. Son visage empâté et rouge respirait l'énergie. Elle vit des yeux bleus qui la regardait venir avidement, comme pour s'emparer d'elle, déjà. Devant la table qui la séparait de lui, elle prononça son nom.

  • Je suis heureux, Valeria, que vous soyez venue. Asseyez-vous.

Elle s'assit en face de lui. La gorge serrée, elle n'osait pas lever les yeux.

  • Vous êtes encore plus belle que je l'imaginais.

Elle sourit légèrement. Puis il lui dit qu'il souhaitait la voir exécuter sans attendre ce qu'ils avaient établi la nuit dernière.

Comme soulagée d'être happée par un mécanisme qui venait de se mettre en marche sans que sa volonté intervînt, Valeria se leva et chercha les toilettes. Là, dans la cabine des dames, elle s'assura qu'elle était seule. Puis, plongeant sa main sous sa jupe, elle tira la petite culotte de coton blanc, la descendit rapidement le long de ses jambes puis la retira tout à fait. Avec rapidité elle la prit dans sa main et la roula en boule, de sorte qu'on ne la voyait plus.

Elle revint vers la chaise où elle s'était assise, consciente qu'elle n'était plus désormais tout à fait la même. Tenant dans son poing gauche l'objet qui signifiait son indécence cachée, elle se remit devant lui, les joues rouges et les yeux baissés. Il approcha sa main. Elle relâcha la pression de ses doigts. La petite boule blanche changea imperceptiblement de main et ce fut comme si elle lui avait abandonné sa dernière défense. Faisant disparaître la culotte dans sa poche, il lui ordonna de parler de sa nouvelle tenue. Elle prit tout son courage pour dire dans un murmure:

  • Comme vous l'avez exigé, Monsieur, je suis maintenant nue sous ma jupe.

Il répliqua qu'il lui fallait s'en assurer. Elle ne put s'empêcher de frémir. Jusqu'alors il pouvait imaginer sa nudité, mais voilà qu'il exigeait de la constater, de toucher sa chair directement. De le tête, elle lui fit signe qu'elle consentait à cet examen, à cet outrage.

Très doucement il posa sa main sur sa jambe juste au-dessus du genou. Elle sentit ses doigts se glisser lentement sous sa courte jupe et remonter le long de sa cuisse. Elle respirait à peine tant elle était émue et honteuse de livrer ainsi le plus intime d'elle-même à ce gros homme rougeaud qui la regardait fixement. Bientôt, la main toucha la toison de son pubis.

  • A la bonne heure s'écria celui qui lors de leur échange nocturne avait pris le pseudonyme de Rodolphe, je vois que vous m'avez obéi à la lettre. Et maintenant, vous allez lever les yeux, bien me regarder et me décrire ce que je suis en train de faire.

  • Vous avez mis, Monsieur, votre main ...sur mon sexe.

  • Pas tout à fait , Valeria. Il faudrait pour cela que vous desserriez un peu les cuisses.

Rougissant, elle écarta légèrement les jambes pour permettre à ses doigts de s'insinuer un peu plus bas, entre ses cuisses. Les doigts indiscrets tentèrent d'écarter les lèvres tendres de son sexe. Elle ne put s'empêcher de dire : comme j'ai honte! et elle pensait que cet homme qu'elle venait tout juste de rencontrer pouvait toucher ses cuisses et sa vulve nues. En se répétant à elle-même ces mots, elle se sentit envahie par un étrange sentiment : elle éprouvait sous cet attouchement infamant le plaisir d'avoir honte. L'homme s'aperçut de son émoi que trahissait la soudaine humidité de son sexe sur lequel les doigts glissèrent.

Sans insister davantage, il retira sa main et très gravement lui proposa d'organiser les détails de leur prochaine rencontre. Ayant senti le contact de sa main sur sa chair nue, elle osa envisager le déroulement de la cérémonie du lendemain. Elle accepta tout ce qu'il lui proposa : elle appréciait qu'il devinât si bien ses envies et ses refus. Avant qu'ils ne se quittent, il ajouta qu'elle ne devait pas remettre de culotte et se présenter le lendemain comme elle était maintenant, après avoir dormi entièrement nue.

2

Dévoilement

Le métro était presque vide en ce début d'après-midi. Cette fois, Anne n'hésita pas à s'asseoir. Deux jeunes Africains debout près de la porte ne cessaient de la regarder. La petite jupe noire qu'elle portait la veille lors de sa première rencontre avec Rodolphe découvrait largement ses belles jambes nues, mais elle imaginait ce qu'auraient éprouvé les deux jeunes Noirs, s'ils avaient su que cette belle fille qu'ils contemplaient si avidement ne portait rien sous sa jupe, comme Rodolphe le lui avait ordonné la veille au soir. Elle songeait aussi au programme sur lequel ils s'étaient mis d'accord et dont l'audace la troublait vivement.

Dans le hall de son hôtel Rodolphe fumait la pipe en lisant un magazine. Il parut heureux de voir arriver la jeune fille et aussitôt , vec elle, il se dirigea vers l'ascenseur. Dans la chambre confortable qu'il occupait, il commença à s'asseoir en laissant debout devant lui la jeune Valeria qui attendait tremblante ce à quoi elle avait consenti .

  • Retirez votre veste et écoutez-moi. Il m'est revenu, commença-t-il, que vous osez vous promener en ville sans porter de culotte. Si cela était confirmé, je l'estimerais parfaitement indécent.

Valeria toute rougissante le nia et prétendit que cela ne lui était jamais arrivé.

  • Eh bien, poursuivit Rodolphe, nous allons le vérifier immédiatement.

  • Oh non! s'écria la jeune fille, j'aurais trop honte

  • Si, comme vous l'affirmez, vous n'êtes pas nue sous votre jupe, vous n'avez aucune raison d'avoir honte. Tout au plus, je verrai votre petite culotte. Lorsque vous êtes en maillot sur la plage, vous vous montrez bien ainsi.

Comme la jeune fille ne bougeait pas, il lui suggéra, puisqu'elle était tellement gênée, de se retourner , mais il exigeait alors qu'elle relevât immédiatement sa jupe jusqu'à la taille. Valeria lui tourna le dos et commença à relever sa jupe. Soudain elle eut conscience qu'elle allait lui montrer ses fesses nues, ce qui lui faisait encore plus honte que le contact purement tactile de la veille. Quand elle eut remonté tout à fait sa jupe et imaginé le regard qu'il devait porter sur le spectacle qu'elle lui offrait maintenant, il s'exclama :

  • Parfait, me voilà édifié. Vous pouvez baisser votre jupe et vous retourner.

Quand elle lui fit face à nouveau, elle hésitait à rencontrer le regard de l'homme devant lequel elle venait de s'exposer.

  • Regardez-moi, Valeria. Ne pensez-vous pas que vous méritez une bonne punition pour avoir aggravé votre faute par un mensonge? Comment monsieur votre père vous punissait-il quand vous vous conduisiez mal ?

  • Il lui arrivait de me donner la fessée, répondit-elle toute confuse

  • Il avait bien raison et c'est ce que vous méritez aujourd'hui. Je vais vous administrer quarante claques sur vos fesses nues : vingt pour être sortie sans culotte, vingt pour avoir menti.

  • Oh, non Monsieur, vous ne pouvez pas le faire : je suis trop grande maintenant.

  • Et pourquoi , je vous prie, ne devrais-je pas vous donner une bonne fessée ?

  • Mais j'aurais bien trop honte

  • Je m'en doute bien , mais la honte que vous allez éprouver fera partie de la punition. En revanche, je serai bon prince. Puisque c'est votre première fessée de grande fille, vous en réglerez vous-même l'intensité. Je commencerai très doucement, et vous me demanderez de vous frapper plus fort tant que vous pourrez le supporter. A partir de ce moment, je vous administrerai les quarante claques que je vous ai annoncées et je vous prierai d'avoir l'obligeance de les compter. Si jamais vous l'oubliez, les claques que vous recevrez alors ne feront pas partie des quarante. Allez, maintenant venez vous étendre sur mes genoux.

Lorsqu'elle fut installée, il releva très lentement sa jupe. Elle sentit le tissu remonter le long de ses cuisses et bientôt elle dut se soulever un peu pour dégager ses fesses qui maintenant s'étalaient dans toute leur nudité. Elle ne put s'empêcher de rougir en pensant qu'il les voyait maintenant de si près, tellement exposées et prêtes pour la correction.

Comme pour prolonger son humiliation, il ne la toucha pas tout de suite. Instinctivement elle se contractait dans l'attente de la première claque. Mais, comme il l'avait promis, il la frappa à peine. C'était presque comme une caresse. Et ce fut elle qui murmura :

  • Plus fort, s'il vous plaît, monsieur!

Progressivement, l'intensité des claques augmenta.. A un moment, elle lui dit :

  • Comme ça, c'est bien!

Alors commença la correction proprement dite. Elle sentait sa peau nue brûler sous les claques, mais c'était finalement très supportable. Et bientôt la souffrance se confondant avec le sentiment de son humiliation, elle éprouva un plaisir si vif qu'elle trouva que le terme de la punition arrivait bien trop vite. Elle fut même tentée d'oublier de compter pour faire durer la fessée mais elle pensa qu'elle aurait bien d'autres occasions d'être punie plus sévèrement.

Elle reçut l'ordre d'aller se mettre debout dans un coin, le nez collé au mur. Et tout de suite Rodolphe lui demanda de retirer sa jupe. Elle la laissa tomber à ses pieds, se dénudant à nouveau. Elle dut rester ainsi pendant plusieurs minutes, exposée comme une petite fille punie, le sentant derrière elle, silencieux et attentif. Puis il lui dit de retirer son chemisier. Lorsqu'elle l'eut défait, elle ne portait plus rien sur elle. Il la laissa ainsi pendant un long moment avant de la prier de se retourner.

En lui faisant face, elle ne put s'empêcher de cacher ses seins et son sexe en se protégeant des mains. Mais d'une voix très sévère il lui dit :

  • Les mains derrière la tête.

En proie à une intense accès de honte, elle obéit néanmoins, se sentant totalement exposée.

  • Levez la tête, je vous prie et regardez-moi.

Alors Valeria, tremblante de honte, dut croiser son regard qui la détaillait impitoyablement. Cette fois, elle ne pouvait plus cacher ses seins dont les pointes malgré elle s'étaient durcies. Son ventre, ses cuisses, la toison blonde de son sexe s'offraient maintenant en pleine lumière devant cet homme élégamment vêtu d'un costume trois pièces. Assis dans le fauteuil, il la regardait en silence, sans sourire. Mais au milieu de sa confusion elle continuait de ressentir un émoi fort agréable, et songeait qu'elle n'avait pas encore fini de se dénuder pour lui, qu'elle allait devoir lui montrer les parties les plus secrètes de son intimité.

Il lui ordonna de s'agenouiller sur le lit en lui tournant le dos puis d'abaisser sa tête en écartant les jambes. Là , elle sut qu'elle exposait devant lui aussi bien les lèvres de son sexe que le petit anneau plus sombre qui se cachait dans le sillon de ses fesses. Il lui demanda de nommer ce qu'elle lui montrait. Elle murmura :

  • Je vous montre mon sexe et...

Mais sa voix s'étouffa et elle ne put continuer.

  • J'attends que vous appeliez par son nom ce que vous me montrez avec tant d'indécence.

Alors elle réussit péniblement à articuler :

  • Je vous montre mon anus

  • Dites le plus fort et plus distinctement.

Elle répéta sa phrase.

  • Qu'éprouvez vous en ce moment, Valeria ?

  • J'ai honte, monsieur

  • Honte de quoi ?

  • de vous montrer mon anus

  • Alors dites-le.

Et elle s'entendit prononcer clairement ces mots qui redoublaient sa honte :

  • Monsieur, j'ai honte de vous montrer mon anus.

Elle dut ensuite s'allonger sur le dos, ouvrir largement ses jambes, écarter les lèvres humides de son sexe, et montrer les délicates petites lèvres qui se rejoignaient au-dessous du bouton gonflé de son clitoris, puis introduire un doigt dans son vagin que le plaisir naissant avait parfaitement lubrifié.

  • C'est suffisant pour cette fois, vous pouvez vous rhabiller.

Les joues encore toutes rouges, elle se releva pour aller prendre ses vêtements mais il ne lui permit pas de remettre son chemisier. Elle devrait donc repartir seulement vêtue de sa jupe et de sa veste dont le décolleté laissait entrevoir la naissance de ses seins. Elle quitta Rodolphe après avoir fixé avec lui le déroulement de la prochaine séance.

3

Colin-maillard

Durant la semaine qui s'écoula, Valeria avait pour mission d'entrer en contact avec un autre homme, celui chez lequel Rodolphe la conduirait les yeux bandés.

Elle eut recours à nouveau au Minitel. Elle procéda avec soin comme la première fois et finit par trouver un correspondant intéressé par son message : "JF non vénale aux formes élancées que son ami aime montrer à un inconnu." Elle lui expliqua qu'elle se rendrait chez lui avec son ami, qu'elle aurait les yeux bandés, qu'il n'aurait pas le droit de la toucher et que son ami se mettrait d'accord avec lui pour déterminer les formes que prendrait cette exhibition.

Le jour convenu, Rodolphe, en présence de Valeria, téléphona à l'inconnu et lui indiqua en détail le déroulement de la séance. Pour cette visite, Valéria était vêtue de façon plus stricte : elle portait une robe assez longue sous laquelle elle avait été autorisée à porter un slip et un. soutien –gorge.

Quand ils arrivèrent dans l'immeuble de l'inconnu et qu'ils eurent pris l'ascenseur, Rodolphe couvrit les yeux de Valeria d'un bandeau noir. La porte de l'appartement s'ouvrit et Valéria entendit une voix qui leur souhaitait la bienvenue. On la laissa debout pendant que l'inconnu offrait à Rodolphe une boisson. Puis on lui demanda de retirer sa veste, sa jupe et son chemisier. Elle obéit et se retrouva en soutien-gorge et petite culotte. Ce fut plus gênant quand il lui fut demandé de dénuder sa poitrine. On la fit tourner sur elle-même pour admirer ses seins de face et de profil. Elle pensait que cet inconnu dont elle ne verrait pas le visage était en train de la voir se déshabiller complètement. Puis Rodolphe lui demanda de se retourner et de quitter sa petite culotte.

Lentement, elle la fit glisser, sentant qu'elle livrait ses fesses nues à la vue des deux hommes et en particulier de l'inconnu. Elle dut se retourner et rester un long moment face à eux pour leur exposer sa totale nudité.

Elle ressentit alors un besoin d'aller aux toilettes : Rodolphe lui déclara qu'il n'en était pas question et qu'elle allait se soulager ici, devant eux. Il demanda à l'inconnu d'aller chercher une cuvette ou un quelconque récipient. Elle frémit à l'idée de l'humiliation qu'on lui préparait : elle allait devoir se livrer à cette opération intime devant deux hommes dont l'un lui était totalement inconnu.

On la laissa debout en lui faisant appuyer ses fesses contre une table, puis on lui demanda d'écarter largement les jambes et l'on plaça sous elle une bassine, entre ses pieds. Elle était tellement troublée et honteuse qu'elle ne réussissait pas à uriner. Rodolphe s'approcha, la gifla à toute volée. Le jet partit immédiatement et comme son envie était forte, elle dut pendant un long moment laisser s'échapper d'elle son urine tiède et colorée. Heureusement qu'elle pouvait cacher sa honte derrière le bandeau qui lui couvrait les yeux!

Lorsqu'elle eut terminé, on ne retira pas la bassine, qui resta pour témoigner de son humiliation. Elle dut se coucher sur la table et ouvrir ses cuisses le plus largement pour laisser voir son sexe rose. Elle fut contrainte de l'ouvrir et de le montrer tout entier. Elle était déjà passablement troublée, lorsque Rodolphe lui demanda de se caresser devant l'inconnu.

Dans cette position tout à fait indécente, elle commença à effleurer doucement les lèvres de son sexe, puis songeant au spectacle qu'elle offrait, elle se sentit devenir toute humide, ce qui lui permit d'ouvrir ses lèvres sans effort et de s'emparer de son clitoris qu'elle massa délicatement avec l'un de ses doigts. Cette caresse et la pensée de ce que voyaient les deux hommes la plongèrent dans un puissant état d'excitation.

Rodolphe la pria de ne pas retenir ses cris et ses gémissements de plaisir et de l'avertir au moment de son orgasme. Lorsqu'elle sentit le plaisir déferler de toutes parts, elle cria :

  • Oh! je jouis, je jouis! en oubliant presque la présence des deux hommes.

On la laissa dans cette position jusqu'à ce qu'elle eût repris son souffle. Elle les entendit se lever et s'approcher d'elle. Ils se livrèrent à quelques remarques en regardant de près son sexe humide et largement ouvert. Elle se promit de se remémorer ce moment lorsqu'elle serait seule et de le savourer à nouveau. Elle put se rhabiller mais sans reprendre ses sous-vêtements qu'on laissa en souvenir à l'inconnu.

Lorsqu'elle se retrouva dans la rue, elle ne portait plus le bandeau que Rodolphe lui avait retiré dans l'ascenseur. Ils s'assirent dans un café, non loin de là. De sa sacoche, il retira un paquet de forme longue et le tendit à Valeria en lui disant :

  • un cadeau pour vous

Avec impatience, elle défit le papier. C'était un fouet, un beau fouet de cuir tressé avec deux lanières. Comme le garçon approchait pour prendre leur commande, elle se hâta de remballer l'objet terrible et fascinant.

  • Merci, Monsieur dit-elle simplement.

Rodolphe la pria de l'apporter lors de leur prochaine rencontre.

  • Nous en aurons besoin ajouta-t-il.

Et il lui proposa un scénario pour le dimanche suivant , où elle viendrait chez lui, à la campagne.

4

Un dimanche à la campagne

Il était venu l'attendre à la descente du train. Elle portait un petit tailleur noir dont la jupe était encore plus courte que celle qu'elle avait mise pour leur première rencontre. Pendant le voyage, elle avait dû prendre son air le plus sévère pour tenir à distance deux jeunes soldats qui ne cessaient de guigner ses jambes nues. Elle était d'autant plus sur ses gardes qu'elle ne portait rien sous sa jupe comme Rodolphe le lui avait recommandé.

Dans la spacieuse demeure, il lui fit tout d'abord déposer dans le tiroir d'une commode le fouet qu'elle s'était bien gardé d'oublier, puis, lui faisant retirer sa veste, il lui tendit un tablier de soubrette et une petite coiffe blanche qu'elle mit dans ses cheveux. Elle se trouva transformée à l'instant en une servante accorte comme on dit dans les romans de gare. Mais ne sommes-nous pas précisément dans un roman de gare ?

Les six invités qui arrivèrent peu après midi étaient des hommes graves du même âge que Rodolphe. Valeria s'aperçut que sa jeunesse, son charme et sa tenue ne les laissaient pas indifférents. Elle surprit plusieurs fois des regards qui se dirigeaient vers ses jambes nues que des chaussures à hauts talons rendaient encore plus galbées.

Elle avait déjà servi plusieurs plats. Mais l'un des hommes l'importunait. Chaque fois qu'elle se trouvait près de lui pour servir, il passait subrepticement sa main derrière elle pour toucher les formes rondes de ses fesses. Elle pensait qu'il avait dû s'apercevoir qu'elle ne portait rien dessous. Enhardi par cette découverte, il tenta alors qu'elle servait le dessert d'insinuer sa main sous sa jupe. Elle parut indignée et cria :

  • Ah! ça suffit! Fichez-moi la paix à la fin!

Rodolphe l'interpella de sa voix la plus sévère :

  • Valeria, venez ici immédiatement!

Lorsque la jeune servante fut devant lui, il lui dit qu'il ne tolérait pas de l'entendre parler ainsi à ses invités. Comme la jeune fille bredouillait une excuse; il répliqua qu'il ne voulait pas le savoir et qu'il envisageait de renvoyer une domestique aussi insolente. Elle le supplia de n'en rien faire.

  • Je vous laisse le choix : ou bien vous quittez la maison dès ce soir ou bien vous recevez maintenant la punition que vous méritez.

  • Oui, monsieur, je suis prête à recevoir une punition, mais pas devant vos invités, j'aurais trop honte

  • Si, précisément, puisque c'est devant eux que vous vous êtes mal conduite. Vous nous servirez le café et nous procéderons ensuite à votre correction.

Valeria confuse baissa la tête. Tous les yeux étaient tournés vers elle. Après le café, Valeria se présenta à nouveau devant son maître.

  • Vous allez rentrer dans la maison. Là, vous retirerez tous vos vêtements...

  • Oh! non, Monsieur, je vous en supplie...

  • Taisez-vous ou c'est la porte immédiatement. Je disais donc que vous allez retirer tous vos vêtements en ne gardant que vos chaussures. Dans le tiroir de la commode de l'entrée, vous trouverez un fouet. Vous le prendrez et vous reviendrez ici.

N'osant plus protester, Valeria se dirigea vers la maison en pensant que tous ces hommes attendaient impatiemment son retour. Elle se déshabilla comme elle en avait reçu l'ordre, prit le fouet et se dirigea vers la porte qui donnait sur le jardin. Elle hésita un instant en apercevant les invités au milieu de la pelouse. Puis elle se dirigea vers eux, totalement exposée sous le soleil. Quand elle s'approcha du groupe, elle vit que tous ces hommes étaient infiniment troublés par la vue de son corps ainsi offert à leurs regards. Rodolphe lui fit signe de venir devant l'invité qu'elle avait apostrophé et lui ordonna de présenter ses excuses. Toute confuse devant cet homme assis qui regardait ses seins, ses cuisses, sa taille si fine, son ventre, sa toison claire, elle dit :

  • Monsieur, je vous demande pardon de vous avoir parlé si mal et je suis prête à recevoir la punition que je mérite.

Rodolphe prit une chaise et lui demanda de s'agenouiller dessus en tenant fermement le dossier. Tous les regards se portaient sur sa délicieuse croupe dont la blancheur tranchait sur le reste de son corps qui, depuis le début de l'été, avait pris une jolie teinte dorée. Rodolphe se saisit du fouet et la punition commença. Elle ne put s'empêcher de gémir tant la lanière la mordait furieusement, mais en même temps l'idée de ces hommes qui assistaient au spectacle voluptueux de son corps se tordant sous le fouet provoquait en elle une intense et délectable émotion. A la fin de la punition elle dut se lever, retourner devant l'invité qu'elle avait insulté et lui présenter ses fesses nues et flagellées en lui disant :

  • Voyez, Monsieur, la punition que j'ai reçue pour vous avoir manqué de respect

Valeria n'eut pas le droit de se rhabiller et elle dut débarrasser la table, nue devant les invités qui contemplaient son beau corps que striaient les coups de fouet. Après leur départ, Rodolphe la reconduisit au train en lui remettant quelques feuillets qu'elle pourrait lire à loisir pendant le voyage de retour : c'était le programme d'un nouveau projet qu'il lui soumettait.

5

Le voyage

Vers le soir, ils s'étaient installés dans le wagon-lit qui les conduisaient vers l'Europe du nord. Rodolphe occupait le lit du bas. Lorsqu'ils eurent remis leurs passeports et leurs billets au conducteur puis refermé le verrou de la porte, Rodolphe pria Valeria de retirer tous ses vêtements et d'aller se coucher. Il ajouta qu'il l'avertirait de redescendre, le moment venu. Valeria prit l'échelle et grimpa jusqu'à son lit.

Totalement nue, elle ne s'était pas encore mise dans les draps tant il faisait encore chaud. Etendue, elle songeait à l'étrange aventure dans laquelle elle s'était engagée depuis qu'elle avait rencontré Rodolphe. Ils avaient imaginé ensemble les situations les plus proches de ses fantasmes secrets dont elle n'avait jamais pensé qu'ils puissent un jour devenir réalité. Elle appréciait chez Rodolphe cette capacité instinctive à la deviner et à lui proposer précisément ce qu'elle attendait. Il n'avait jamais essayé d'avoir une relation sexuelle avec elle ; il continuait à la traiter avec ce mélange de courtoisie et de sévérité qui lui convenait tellement. Elle n'était pas attirée par lui, physiquement. Elle n'eût peut-être pas osé lui refuser ses faveurs, s'il lui avait demandé de satisfaire ses désirs, mais elle préférait que leur relation eût conservé cette forme et qu'il fût pour elle essentiellement un regard, un miroir devant lequel elle se voyait se dénuder et s'humilier. Elle savait que dans quelques heures il lui demanderait de redescendre pour se prêter à une exhibition toute particulière. Il connaissait parfaitement cette ligne de chemin de fer : ses activités professionnelles l'obligeaient à l'emprunter fréquemment. Il savait donc exactement à quel moment le train serait ralenti par des travaux sur la voie.

Valeria s'était endormie quand elle sentit une main qui touchait la sienne. Rodolphe lui demandait de descendre, car on approchait. La lumière était restée allumée dans le compartiment. Il releva le petit rideau devant la fenêtre et pria Valeria de se mettre contre la vitre. Elle vit ce vaste paysage des plaines du Nord que la nuit d'été laissait voir jusqu'à l'horizon. Bientôt, le train ralentit. Elle aperçut des ouvriers qui travaillaient sur la voie. Penchés sur leur travail, ils ne l'avaient pas vue. Mais la vitesse diminua encore : le train roulait maintenant très lentement. Un groupe d'ouvriers étaient là et avaient levé la tête. A la seule fenêtre éclairée, ils virent cette belle fille nue qui les regardaient. Ils commencèrent à s'agiter, à lever les bras, à courir pour suivre le train. Valeria voulut se reculer mais Rodolphe lui intima l'ordre de rester. Pendant quelques instants qui lui parurent une éternité, elle dut livrer sa nudité à ces hommes qui continuaient à suivre le train pour mieux la voir. Lorsqu'ils eurent dépassé les travaux et que le train eut repris de la vitesse, elle put se recoucher. Encore toute émue par cette scène où elle avait eu la honte et la joie mêlées de se montrer sans voiles devant ces inconnus, ces immigrés qui vivaient sans femme et qui avaient dû être bouleversés par cette apparition. A cette pensée, elle se sentit encore plus nue.

Au matin, elle fut réveillée par le conducteur qui frappait à leur porte. Elle se plaça vite dans la position que Rodolphe lui avait prescrite. Tournée vers la cloison du compartiment, elle laissa le drap découvrir le bas de son dos. Rodolphe ouvrit la porte : l'homme entra et déposa le plateau de leur petit déjeuner sur la petite tablette. Elle eut le sentiment qu'il procédait avec une extrême lenteur comme s'il voulait savourer le spectacle qu'elle lui offrait. Il n'avait pu manquer d'apercevoir ses fesses découvertes par le drap. Même si elle ne lui montrait que cela, il devinait son corps entièrement nu et il se souvenait de la belle fille qu'il avait vue arriver la veille au soir.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination et qu'ils descendirent du wagon, Valeria remarqua la façon dont il la regardait avec insistance comme s'il devinait son corps nu sous la petite robe d'été qu'elle avait passée.

Ils déposèrent leur valise à l'hôtel et allèrent se promener dans la ville. Ils regardaient les vitrines dans une rue commerçante quand Rodolphe aperçut l'étrange manège auquel se livrait un homme d'une cinquantaine d'années.

Il portait un grand sac avec deux longues poignées. L'homme allait et venait d'une vitrine à l'autre, se rapprochait des jeunes femmes qui contemplaient la vitrine et s'arrêtait à côté d'elles jusqu'à ce qu'elles repartent. Rempli de curiosité, Rodolphe s'éloigna un instant de Valeria pour voir l'homme de plus près. Il comprit tout lorsqu'il vit que le sac s'ouvrait sur un miroir qui avait été fixé horizontalement.

L'idée lui plut et il revint vers Valeria pour lui raconter ce qu'il avait vu. Même si leur programme ne le prévoyait pas, il trouva piquant de proposer à Valeria de devenir la victime volontaire de ce voyeur. La jeune fille accepta aussitôt. Il lui désigna l'homme qui continuait à se déplacer fébrilement. Il suggéra à Valeria de s'arrêter devant l'une des vitrines et d'attendre que l'homme s'approche d'elle.

La belle jeune fille ne tarda pas à le voir arriver près d'elle. Elle constata qu'au lieu de regarder les chaussures de l'étalage, il baissait la tête et rapprochait le sac du bas de sa robe. Feignant de ne s'apercevoir de rien, Valeria continuait à fixer droit devant elle, mais elle savait que l'homme avait découvert qu'elle était nue sous sa robe et qu'il voyait maintenant ses fesses ou la toison de son sexe suivant l'orientation que prenait le sac. Il la suivit un bon moment sans chercher à lui adresser la parole : ce spectacle qu'il pensait dérober devait lui suffire. Rodolphe la rejoignit, alors l'homme s'écarta et repartit à la recherche de nouvelles proies. Mais combien de jeunes femmes avaient négligé, comme Valeria, de mettre une petite culotte sous leurs vêtements d'été? Elle se demanda si le voyeur rencontrait fréquemment de pareilles aubaines.

Ils dînèrent dans un restaurant où Rodolphe avait retenu un table pour eux deux. Il avait demandé à Valeria de relever sa robe jusqu'à la taille lorsqu'elle serait assise. Elle était protégée par la grande nappe blanche mais elle sentait sous ses fesses la moleskine de la banquette et elle trouvait étrange d'être ainsi à moitié nue au milieu de tous ces gens habillés avec élégance.

A l'hôtel dont il était un habitué, Rodolphe fournit au garçon d'étage des précisions pour leur petit déjeuner du lendemain. Le jeune garçon, qui se faisait un peu d'argent de poche pendant les vacances en travaillant dans cet hôtel, paraissait bien timide. Il ne doit pas avoir plus de quatorze ans, pensa Valeria.

Ils dormirent dans le même lit. Valeria était toute nue ; Rodolphe avait mis un pyjama de soie bordeaux. Il lui souhaita la bonne nuit mais ne s'approcha pas d'elle et, comme le lit était large, à aucun moment leurs corps ne se touchèrent.

Le lendemain, Rodolphe se leva le premier et alla dans la salle de bains pour faire sa toilette. En quittant le lit, il avait écarté la couette de telle sorte que le corps nu de Valeria était entièrement visible. Elle était allongée sur le côté et avait croisé ses bras devant son visage. Lorsque l'on frappa, Rodolphe, le visage tout couvert de savon à barbe, ouvrit la porte de la chambre, qui était près de la salle de bains, et fit signe au jeune garçon d'aller porter le plateau dans la chambre. Entrouvrant les yeux derrière ses bras croisés, Valeria le vit passer devant elle et remarqua son tressaillement lorsqu'il aperçut dans le lit cette femme nue endormie, délicieusement belle. Un peu tremblant, il alla poser le plateau en prenant garde de ne rien renverser. Débarrassé de son fardeau, il prit le temps de la regarder, pensant qu'elle dormait profondément. Valeria éprouva une réelle délectation à se livrer ainsi toute entière au regard de ce garçon tout jeune qui devait la considérer comme une grande personne. Leur différence d'âge accentuait son sentiment d'humiliation et aussi son plaisir. Si le jeune homme avait osé s'approcher et toucher le corps de cette belle femme qu'il croyait endormie, il aurait pu constater son émoi évident. Mais lui-même honteux de profiter de ce spectacle qu'il croyait dérober et craignant d'être surpris dans sa délectable contemplation, il s'éloigna et quitta la chambre discrètement.

Dans la matinée, ils se rendirent sur la côte nord où s'étendait une interminable plage de sable. Après avoir dépassé un bois de petits arbres rabougris qui avaient été pliés par le vent du nord, ils gagnèrent les dunes. Dans un creux de sable Valeria déposa sa jupe et son léger tee-shirt. Sur ces plages nordiques le nudisme était admis et faisait même partie d'une certaine hygiène de vie. Valeria qui n'était vêtue que d'une fine chaînette autour de la taille regarda les vagues déferler sur la plage qui s'étendait au pied des dunes. Elle sentait le vent piquant sur sa peau nue et, ivre de son corps, elle avait envie de se donner au ciel, à la mer, au sable chaud. Auprès d'elle Rodolphe qui avait gardé sa chemise et son pantalon blanc contemplait lui aussi le vaste paysage qui s'étendait devant eux. Il vit alors venir un homme, tout habillé lui aussi, qui s'approchait et regardait dans leur direction.

Quand le promeneur fut au bas de leur dune, Rodolphe constata qu'il s'agissait d'un homme du sud, un Turc probablement, l'un de ces travailleurs immigrés qu'avaient accueillis les pays du nord. Quand il aperçut la jolie fille nue qui était debout à côté de Rodolphe, il s'arrêta comme pour contempler la mer lui aussi. Mais, de temps en temps, furtivement, il se retournait pour vérifier qu'elle était toujours là. Une idée vint à Rodolphe. Elle ne figurait pas dans leur scénario mais il la proposa à Valeria.

  • Vous voyez que vous troublez beaucoup cet homme. Songez que dans son pays les femmes sont voilées et n'ont pas le droit de sortir seules dans la rue. Vous allez lui offrir un spectacle dont il se souviendra pendant longtemps. Vous allez vous diriger vers la mer lentement en traversant toute cette plage et en passant assez près de lui. Vous vous tremperez dans l'eau fraîche, puis toute mouillée, vous reviendrez ici par le même chemin.

Valeria accepta sans protester cette nouvelle proposition.

Tandis qu'elle se rapprochait de l'homme qu'elle voyait de dos puisqu'il feignait toujours de contempler la mer, elle pensait à tout ce que Rodolphe venait de lui laisser entendre. Elle trouvait très excitant de se montrer à ce petit homme râblé qui devait naturellement la prendre pour une sorte de prostituée, elle qui se montrait ainsi en public sans voiles et sans pudeur.

Elle le dépassa et savait que maintenant il regardait ses fesses nues que la marche faisait onduler légèrement. L'eau glacée la fit frissonner au premier contact mais bientôt elle se sentit fortifiée par cette bénéfique fraîcheur.

Toute ruisselante d'eau elle revint vers les dunes. Cette fois l'homme la regardait de face :il voyait ses seins, son sexe, ses cuisses. il ne cherchait pas à détourner son regard.

C'est elle qui se sentit envahie par un brusque accès de honte. Mais elle n'avait pas le choix, il lui fallait continuer et se rapprocher de l'homme qui voyait de plus en plus nettement toutes les parties dévoilées de son corps. Rougissante, elle évita son regard lorsqu'elle le croisa. Elle entendit quelques mots sortir de sa bouche dans une langue qu'elle ne connaissait pas. Qu'avait-il bien pu dire ?:

  • Comme vous êtes belle! ou bien : Tu n'as pas honte, petite putain?

Il avait probablement pensé les deux.

Avec Rodolphe, elle marcha en suivant le bord de la plage. C'était délicieux de s'avancer ainsi dans le soleil et le vent, au milieu du fracas des vagues et des cris des mouettes. La présence à ses côtés de Rodolphe si élégamment habillé rendait sa nudité encore plus troublante.

S'éloignant de plus en plus du lieu où elle avait laissé ses vêtements, elle avait le sentiment d'avoir toujours été nue, qu'elle ne porterait plus jamais de vêtements. Continuant à marcher, ils virent de plus en plus de gens étendus sur la plage ou jouant au ballon. Désormais, plus personne n'était nu. Ils étaient arrivés sur la plage familiale où le nudisme ne se pratiquait pas.

Personne n'osa rien leur dire, mais Valéria vit bien que les regards qui lui étaient décochés, en particulier par les femmes, les mères de famille, n'étaient pas particulièrement amènes. Deux jeunes garçons vinrent se poursuivre autour d'eux; Ils cherchaient manifestement à voir de près la belle femme nue dont le corps les attirait. Ils furent aussitôt rappelés par une voix sévère . Un peu plus loin, Valéria entendit une femme dire en français : moi je flanquerais une bonne fessée à ces filles qui se montrent toutes nues pour émoustiller les hommes.

A ces mots, elle rougit fortement et se tourna vers Rodolphe qui lui dit:

  • je pense que cette personne a tout à fait raison.

Aussi lorsqu'ils furent revenus à l'endroit où elle avait laissé ses vêtements lui administra-t-il une cuisante fessée. Attiré par le bruit des claques et par les gémissements de Valeria, un passant s'était arrêté et contemplait, bouche bée, cette belle fille nue qui recevait la plus sévère des corrections.

Exposition

Au cours de ce séjour dans un pays nordique, Rodolphe et Valeria étaient logés dans la belle villa d'une connaissance de Rodolphe. Un vaste jardin s'étendait devant les grandes baies vitrées de la maison. Seules quelques haies séparaient l'habitation du voisinage mais, comme c'est l'usage dans ces pays aucune clôture n'en interdisait l'entrée. Rodolphe avait remarqué que deux jeunes garçons, deux frères vraisemblablement, dont l'aîné devait avoir tout juste douze ans ne cessaient de passer à bicyclette devant la maison; curieux de savoir quels étaient ces deux étrangers et certainement attirés par la beauté de Valeria.. Une idée vint à Rodolphe. Il la confia à Valeria qui l'accepta sans hésiter même si elle appréhendait un peu la nouvelle épreuve qui l'attendait.

Rodolphe lui confectionna un bandeau qui lui couvrait complètement les yeux mais deux trous habilement dissimulés dans les plis du tissus permettaient de voir autour de soi sans qu'on puisse soupçonner que la personne dont les yeux étaient bandés voyait parfaitement ce qui était devant elle. Rodolphe appliqua ce bandeau devant les yeux de Valeria puis il lui demanda de se dévêtir totalement. Lorsque la jeune fille fut nue, il lui attacha les poignets avec une corde qu'il fit passer dans un anneau qu'il avait remarqué au plafond près de la large baie vitrée. Il tira sur la corde et la fixa solidement. Droite et nue, Valeria sentit ses bras s'élever au-dessus de sa tête. Sans défense, elle était dès lors entièrement livrée au regard de toute personne qui serait passée dans le jardin à proximité de cette baie. Rodolphe lui annonça qu'il allait s'absenter mais qu'il serait bien étonnant qu'elle ne reçût pas de visite avant son retour.

Pendant de longues minutes, Valeria demeura là, se sentant totalement exposée sans avoir la possibilité de faire le moindre geste pour se cacher si quelqu'un se présentait là devant elle. Cette idée lui parut troublante comme si elle attendait secrètement qu'on la vît ainsi toute nue.

Effectivement, un quart d'heure plus tard, elle aperçut des ombres qui bougeaient près de la fenêtre. Ce devaient être les deux garçons qui s'étaient aperçus du départ de Rodolphe et qui venaient rôder autour de la maison à l'affût de quelque surprise. Ils ne furent pas déçus. En voyant que la belle femme nue qui était liée par cette corde avaient un bandeau sur les yeux, ils s'enhardirent en pensant qu'elle ne les voyait pas. A pas de loup, ils s'approchèrent et se placèrent devant la fenêtre, regardant avidement le troublant spectacle qui leur était offert. Valeria éprouva alors un intense sentiment de honte : elle était livrée aux deux jeunes garçons sans pouvoir se dérober à leur vue. Elle les voyait la voir, la détailler sans pouvoir un instant se soustraire à cet examen humiliant. Elle une grande fille, une adulte, se sentait considérablement gênée d'être ainsi comme un objet devant ces deux gamins qui n'avaient probablement jamais vu une femme totalement nue. Ils regardaient ses seins, ses cuisses et surtout son ventre et le triangle blond de son sexe. En même temps que la honte, un sentiment sourd s'emparait d'elle. Incontestablement elle éprouvait une sorte de plaisir à ne plus s'appartenir. Elle sentit monter en elle une étrange excitation et voici que sans qu'elle puisse le contrôler un puissant orgasme s'empara d'elle. Même si les deux garçons ne comprirent pas quelle émotion la traversait, ils ne purent manquer d'apercevoir les mouvements voluptueux qui secouèrent alors son corps.

Comme elle reprenait son souffle, elle vit soudain les deux gamins disparaître. Ils avaient entendu la voiture de Rodolphe qui revenait. Ils allèrent se cacher derrière un buisson à quelques pas de là, bien désireux de continuer à se délecter de l'aubaine qui leur était offerte.

Sans détacher Valéria, Rodolphe lui demanda comment les chose s'étaient passées. Elle lui raconta la visite des deux garçons et le plaisir qu'elle avait éprouvé à être ainsi livrée à leurs regards avides. Rodolphe lui déclara qu'elle méritait une sérieuse punition qu'il allait lui administrer immédiatement. Pendant qu'il allait chercher le fouet, elle aperçut les gamins mal dissimulés derrière les arbustes. Ils allaient donc assister à son châtiment. Quelques minutes plus tard, elle hurlait sous le fouet et comme la porte était légèrement ouverte, les deux petits voyeurs devaient entendre nettement ses cris. A la pensée du spectacle qu'elle leur offrait ainsi de son corps voluptueusement tordu sous la morsure du fouet, elle atteignit un second orgasme encore plus brutal que le premier.

Le vieillard

En chemin, Valéria songeait à la nouvelle épreuve qui l'attendait et qui lui avait été présentée par Rodolphe comme une bonne action. Ils se rendaient chez un vieillard que ses infirmités clouaient sur un fauteuil roulant. Depuis bien longtemps il n'avait approché aucune femme et précisément Rodolphe demandait à Valéria de lui offrir sa jeunesse, sa fraîcheur, sa beauté.

Ce fut une robuste matrone qui leur ouvrit : elle devait être une sorte de gouvernante chargée de prendre soin du vieil homme. Manifestement, elle avait été prévenue de leur visite, car elle les conduisit immédiatement dans la chambre de celui qu'elle appelait monsieur Adrien. Elle les laissa devant le vieillard qui était recroquevillé sur son fauteuil roulant, serrant frileusement autour de lui une couverture. Son visage décharné et livide semblait sans vie. De lui on voyait seulement deux mains osseuses qui étreignaient fébrilement la couverture. Son regard s'anima quand il vit la jeune femme qui accompagnait Rodolphe.

  • Monsieur Adrien, permettez-moi de vous présenter Valéria!

  • Bonjour, ma belle, murmura le vieillard.

Il pria Rodolphe de s'asseoir dans un vaste fauteuil de cuir qui se trouvait près de lui et demanda à Valéria de s'approcher.

  • Elle est vraiment charmante, dit-il en tournant avec effort la tête vers Rodolphe.

Valéria se sentit détaillée par son regard. Elle portait ce jour-là un petit tailleur gris très chic sur un polo rose pêche. La jupe courte laissait voir ses belles jambes presque jusqu'à mi-cuisse. Ainsi examinée longuement, elle avait le sentiment que le vieillard imaginait déjà son corps nu qu'elle allait devoir lui montrer dans quelques instants.

  • J'ai grande envie de voir mieux les jolies jambes que cette petite jupe laisse voir. Voudriez-vous la retirer?

Valéria obéit et laissa tomber à ses pieds la jupe. Le vieillard admira les cuisses dorées qu'il put voir jusqu'au petit slip blanc qui couvrait le ventre de la belle fille. Il lui ordonna ensuite de retirer sa veste, puis son polo et de faire quelques pas dans la pièce.

  • un corps magnifique, murmura-t-il.

Valéria se sentait exposée, mais après tout elle n'était pas plus dévêtue que si elle avait été sur une plage : le pire était à venir.

  • J'aimerais bien voir ses seins déclara faiblement Monsieur Adrien.

Sur un signe de Rodolphe elle retira son soutien-gorge et toute honteuse cacha ses seins qu'elle venait de découvrir.

  • Ah! non s'écria Adrien, ne nous cachez pas ces merveilles. Mettez vos mains derrière votre tête.

Valéria dut lever les bras et laisser voir ses seins fermes et délicieux. Son visage s'empourpra à l'idée de se voir ainsi exposée devant ce vieillard. Après avoir longuement admiré sa poitrine, il lui donna l'ordre de retirer son dernier vêtement le petit slip de coton blanc. Elle se tourna suppliante vers Rodolphe

  • Oh non épargnez-moi cela : j'aurais trop honte!

Sévèrement Rodolphe lui répliqua qu'il n'admettait pas qu'elle refuse d'obéir et qu'il s'en souviendrait. Tremblante et presque pleurant, la jeune fille comprit qu'elle aggraverait son cas en différant davantage d'exécuter cet acte qui l'humiliait tant. Alors courageusement, elle fit glisser le slip jusqu'à ses pieds et s'en dégagea. Elle était désormais totalement nue devant Rodolphe et le vieillard. Elle n'osait pas croiser leurs yeux et regardait au loin. Le vieillard voulut l'humilier davantage et lui demanda de le regarder droit dans les yeux et de lui dire comment elle était et ce qu'elle ressentait. Elle dut prononcer ces mots qui redoublaient sa honte :

  • je suis toute nue devant vous et j'ai très honte que vous me voyez ainsi.

Elle fut obligée de rester là immobile sous le regard des deux hommes : on la fit tourner sur elle-même pour qu'elle expose tout son corps, qu'elle offre son ventre, son sexe, ses cuisses, ses fesses et ses seins à leur implacable examen. Elle fut alors priée de s'asseoir sur un petit tabouret qui était placé en face de monsieur Adrien : celui-ci lui demanda de se renverser en arrière jusqu'à ce que ses mains touchent le sol, tandis qu'elle était priée d'écarter largement ses jambes. Elle se sentit alors totalement livrée aux regards du vieillard qui pouvait détailler avec ses jumelles les moindres plis de son sexe. Comme dans un rêve, elle entendit les deux hommes parler de lèvres, de vulve, de vagin et de clitoris. Elle savait qu'Adrien se repaissait de son intimité et que Rodolphe prenait plaisir à la livrer ainsi à la convoitise de ce vieillard lubrique. A l'idée de ce qu'elle leur montrait ainsi, elle sentit une soudaine moiteur s'insinuer entre ses cuisses. Une fois de plus, la vive honte qui l'empourprait se mêlait à un sentiment plus trouble.

On la fit se retourner et adopter une position semblable en appuyant son ventre sur le tabouret. Comme elle dut une fois encore écarter le plus largement ses cuisses, elle sut qu'elle ne pouvait cacher le sillon qui séparait ses fesses et le petit anneau délicat dans lequel, pour mieux marquer sa honte, Rodolphe enfonça un crayon qu'il tendit ensuite à monsieur Adrien.

Après avoir fait durer cette exposition de longues minutes, les deux hommes se regardèrent.

  • il me semble, dit alors Adrien, que vous étiez tout à l'heure mécontent de cette jeune personne -

  • Effectivement, répondit Rodolphe, je ne l'ai pas oublié. Valéria mérite une punition.

Il commença par ordonner à la jeune fille d'aller se mettre debout, le visage tourné vers le mur comme une écolière punie qui a été mise au piquet.

  • Avant de corriger cette désobéissante, nous allons prendre un petit apéritif, proposa Adrien.

Il agita une petite clochette et quelques secondes après la robuste matrone qui les avait introduits pénétra dans la pièce. Bien qu'elle lui tournât le dos, Valéria ne put s'empêcher de rougir en pensant que cette femme sévère la voyait ainsi toute nue dans une position humiliante.

  • Que désirez-vous prendre?

  • Oh simplement un whisky avec un glaçon, répondit Rodolphe

  • Amélie, vous apporterez donc un scotch pour Monsieur, et pour moi un doigt de porto.

  • Et pour...mademoiselle ? Risqua Amélie.

  • Rien, bien entendu, vous voyez bien qu'elle est punie.

Lorsque Amélie revint avec un plateau portant deux verres, il fut décidé que Valéria allait être corrigée avec le beau fouet que Rodolphe avait pris le soin d'apporter. La jeune fille ne put s'empêcher de frémir quand elle apprit que c'était Amélie qui allait être chargée de la fouetter. Elle craignait la vigueur de cette femme et aussi l'hostilité qu'elle avait lue dans ses yeux dès qu'elle était entrée. Buvant son porto à toutes petites gorgées, Adrien indiqua l'endroit où il souhaitait qu'eût lieu la punition : il avait en effet un vif désir de voir de près la jeune fille au moment où elle se tordrait sous le fouet. Il demanda même à Rodolphe s'il était possible de lui infliger la moitié de la punition le dos tourné vers eux et l'autre moitié en leur faisant face. Rodolphe remit le fouet à Amélie en lui disant de commencer par administrer cinq coups sur les fesses et les cuisses de Valéria qui dut lever les mains au-dessus de sa tête avec interdiction de les abaisser sous peine de voir sa punition doublée.

De toutes sa vitalité, Amélie cingla la croupe de la jeune fille qui ne put s'empêcher de pousser un hurlement. On entendit les coups se succéder, accompagnés des cris perçants de Valéria.. Comme Amélie laissait passer quelques instants entre les coups, Valéria avait le temps de se représenter le spectacle qu'elle offrait à monsieur Adrien. Il se délectait certainement d'entendre la lanière claquer sur la peau nue et de voir ce corps délicieux se tordre de douleur. Après les cinq premiers coups, Valéria reçut l'ordre de se retourner et de regarder Monsieur Adrien pendant que le reste de la punition lui serait administré. Amélie reprit position derrière elle et recommença le châtiment. Obligée de regarder monsieur Adrien pour ne pas aggraver son supplice, Valéria put le voir guetter sur son visage et sur son corps les signes de la souffrance. Les larmes coulaient lentement sur son visage. Lorsque la correction fut terminée et qu'Amélie se fut retirée, on la laissa un long moment pleurer debout, nue et frissonnante.

M. Adrien lui demanda ensuite de s'approcher de lui : il commença par examiner la trace des lanières sur ses fesses et ses cuisses, puis délicatement il passa ses mains osseuses sur la peau meurtrie de la jeune fille. Les caresses se firent plus insistantes et on lui ordonna de décrire ce qu'on était en train de lui faire; les plus humiliantes précisions lui furent demandées. Elle s'entendit dire à haute voix :

  • vous passez vos mains sur mes fesses, vous caressez mes seins, vous en touchez les pointes qui se dressent à ce contact, vous écartez mes fesses, vous introduisez votre doigt dans mon anus, vous remontez le long de ma cuisse. Vous écartez les lèvres de mon sexe. Vous introduisez votre doigt dans mon vagin; vous massez mon clitoris.

Le contact des doigts, la honte qu'elle ressentait à ces investigations qu'elle devait commenter, tout la plongeait dans un état second où elle ne s'appartenait plus. A sa grande honte, elle se sentit devenir toute humide sous les griffes décharnées de monsieur Adrien. Se remémorant tout ce qu'on venait de lui infliger, en pensant que belle, jeune et nue, elle était ainsi livrée à cet infirme moribond, elle sentit monter en elle une jouissance qu'elle ne pouvait plus retenir. A ses gémissements succédèrent des cris voluptueux. Pour Rodolphe, ce fut un spectacle troublant que de voir cette belle fille nue se tordre de plaisir sous la main noueuse du vieillard.

6

Au théâtre

Depuis plusieurs jours, ils répétaient la pièce qu'ils allaient jouer dans un de ces petits théâtres érotiques qui attirent des cars entiers de touristes. Le propriétaire de la salle était une connaissance de Rodolphe : il accepta volontiers la proposition qui lui était faite d'une participation bénévole à son spectacle. Il fut donc convenu que Valéria et Rodolphe se produiraient un samedi, le jour où un car d'Allemands était attendu : quand Rodolphe décrivit le scénario, il apparut qu'un tel spectacle ne pouvait que satisfaire cette clientèle. Les différents meubles ou objets qui étaient nécessaires furent installés sur la scène.

Le moment fatidique est arrivé : nue sous son peignoir blanc, Valéria ,cachée derrière le rideau, voit se remplir la salle. Elle regarde ces hommes blonds et robustes s'installer. Leurs rires gras indiquent bien ce qu'ils viennent chercher. Et c'est devant eux que tout à l'heure, elle devra...Angoissée et impatiente à la fois, Valéria sent des images contradictoires se bousculer dans sa tête. Elle imagine déjà ce que sera sa honte quand des centaines d'yeux vont se fixer sur elle, sur son corps dénudé. En même temps, elle goûte par avance le plaisir qui accompagnera ce sentiment de honte, le plaisir de se livrer à ces inconnus, de savourer son humiliation.

Mais on vient l'avertir que le spectacle va commencer : elle se couche sur le lit, relève l'une de ses jambes de telle sorte que le peignoir révèle son genou et sa cuisse . Elle prend le livre qu'elle est censée lire (il s'agit de Justine ou les Infortunes de la vertu), puis elle appuie sur le bouton du petit magnétophone. On entend une douce musique sensuelle et envoûtante. Pendant ce temps, l'obscurité se fait dans la salle.

Lorsque le rideau se lève, elle sent que plus rien ne la sépare de la salle et qu'on la regarde même si ainsi couchée en train de lire, elle ne voit pas les spectateurs. Elle sait qu'on l'examine, qu'on observe ce qui est déjà visible de son corps dans l'attente impatiente de son total dévoilement. Elle entend le silence, les respirations un peu haletantes. Elle savoure ce moment où rien ne s'est encore produit, où elle pourrait s'imaginer seule dans une chambre bien fermée, puis au bout de quelques instants, elle se lève lentement, va se placer devant le grand miroir qui est tourné de trois-quarts vers la salle et qui reflète son image ; elle-même aperçoit dans le miroir quelques visages qui se perdent dans l'obscurité.

Lentement, elle écarte les pans de son peignoir pour dénuder sa poitrine. Désormais ses jolis seins fermes se reflètent dans la glace et tous les spectateurs peuvent les voir. En les caressant, elle peut sentir sous sa paume leur pointe se durcir. Puis elle défait la ceinture de son peignoir : on entrevoit déjà le reste de son corps, mais c'est le geste suivant qui est attendu par la salle. Valéria fait glisser le peignoir de ses épaules et le laisse tomber à terre. La voici totalement nue devant une centaine d'hommes excités par cette troublante vision. Elle imagine ce qu'ils peuvent voir : son dos voluptueux qui glisse délicieusement vers une charmante paire de fesses rebondies, ses longues cuisses satinées encore dorées de l'été. Ils peuvent aussi voir son ventre et sa toison blonde dans le reflet du miroir. C'est là que maintenant se portent ses mains. Toute troublée de se sentir ainsi totalement exposée devant tous ces hommes, elle pose sa main vers son sexe, s'insinue entre les lèvres déjà tout humides et ne peut s'empêcher de frissonner de plaisir à ce contact.

Pendant ce temps, sans faire de bruit, un homme vient d'entrer. C'est Rodolphe, qui après l'avoir contemplée silencieusement quelques instants éteint l'appareil. Au moment où la musique s'arrête, Valéria se retourne surprise. Rodolphe s'écrie : "Eh bien, c'est du joli!" Menaçant, il s'avance vers la jeune fille qui recule, terrorisée. De ses mains elle cache ses seins et son sexe. Toujours nue et craintive, pleine de honte, elle tente d'échapper à l'homme âgé - tuteur ou parent- qui implacablement se rapproche d'elle.

Lorsqu'ils arrivent sur le devant de la scène, il se saisit de son bras. Valéria tombe alors à ses genoux en implorant sa clémence. Mais l'homme la relève et la conduit vers le lit où il s'assoit en tenant toujours fermement la jeune fille. Il l'oblige alors à s'allonger sur ses genoux. Pendant quelques instants la jeune fille reste immobile dans cette position et a le temps de se représenter le spectacle qu'elle offre. Nue et immobilisée, elle sent que ses fesses sont maintenant l'objet de toutes les attentions. Chacun de ces hommes pense à la fessée cuisante qu'elle va recevoir. Il désire sa souffrance et son humiliation.

Avec vigueur, Rodolphe lance une première claque qui retentit sur la peau nue. Valéria ne peut s'empêcher de gémir. Les claques sont espacées : entre chacune, Valéria songe à ce qui se passe et dont elle n'avait jamais rêvé dans le plus fou de ses fantasmes. Une centaine d'hommes la voient recevoir une cuisante correction sur ses fesses nues, jouissant de sa nudité et de ses plaintes. Les fesses lui brûlent mais une sournoise humidité s'insinue aussi entre ses cuisses. La punition dura bien une dizaine de minutes : en tout cas, elle parut fort longue à Valéria qui pourtant n'était pas contrariée de la sentir se prolonger ainsi. Rodolphe s'est relevé, la laissant allongée sur le lit, encore haletante et gémissante. Elle se sent bien ainsi : ses fesses toutes rouges sont exposées au public et elle éprouve du plaisir à se laisser voir ainsi, à abandonner son corps à tous ces regards avides.

Mais voici que Rodolphe lui demande de se retourner et de continuer ce qu'elle était en train de faire lorsqu'il l'avait surprise. A sa grande honte, elle dut relever ses jambes, les écarter le plus largement possible, puis porter sa main sur son sexe déjà humide. Elle n'eut pas de peine à ouvrir les lèvres de sa vulve que le plaisir naissant rendait toutes tendres. Elle pensa que les spectateurs qu'elle ne voyait plus pouvaient maintenant contempler l'intérieur de son sexe rose. A cette idée, elle se porta vers son clitoris qui déjà durcissait. Son doigt ferme le fit se dresser un peu plus tandis que des gémissements de plaisir commençaient à se faire entendre. Sans oublier qu'on la regardait avidement, elle se laissa envahir par son plaisir que le souvenir de tout ce qui venait de se passer rendait encore plus troublant. Elle sentit bien qu'elle ne pourrait plus retenir l'onde de volupté qui la submergeait et qu'elle allait crier sa jouissance devant tous ces hommes. Elle connut alors le comble de la honte et du plaisir et hurla son orgasme sans retenue.

Quelques instants après, elle se releva, le feu aux joues, pour venir saluer avec Rodolphe, au milieu d'un tonnerre d'applaudissements.

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